Surélévation des immeubles de Paris

Au cours du 19ème siècle, la capital connait une forte croissance de population. Le nombre de ses habitants double pour atteindre le million d’habitants. Paris s’étend géographiquement mais aussi en hauteur : les immeubles sont surélevés. L’architecte Mansard invente les toits mansardés, qui permettent de créer des combles habitables après l’installation de lucarnes. Ici logent tout d’abord les domestiques, puis les pauvres, les étudiants et les artistes. 

La charpente a deux inclinaisons : le terrasson forme quasiment une terrasse (à l’horizontal donc), et le brisis monte depuis la façade de manière presque verticale. Cela permet d’utiliser moins de pièces de bois et de créer des lieux habitables sous les toits.

Au fil du temps, les techniques d’isolation et d’étanchéité s’améliorent et ces appartements sont peu à peu rénovés, pour créer aujourd’hui des appartements bourgeois avec de très belles vues sur Paris. Ils jouissent souvent d’un ascenseur et parfois même d’une terrasse aménagée. 

Pourquoi le choix du zinc pour la toiture ?

En 1800, le zinc avait le vent en poupe. Le scientifique belge M.Dony invente une méthode pour produire du zinc de très bonne qualité à partir de calamine, un minerai présent en grande quantité en Belgique. Dony l’extrait et le purifie dans ses propres usines dans les Ardennes. Ce matériau présente de nombreux avantages : facile à couper, malléable, léger, résistant… De plus, on découvre qu’une fois exposé aux conditions extérieures avec de l’air et de la pluie, le zinc se couvre d’une couverture de carbonate étanche et protectrice, ce qui lui permet de se conserver très longtemps sans entretien. Ainsi, une couverture en zinc peut durer 100 ans contre 20 ans pour une couverture en ardoises. C’est un matériau léger qui pèse très peu sur les charpentes.

C’est à cette époque que le Baron Hausmann cherche à uniformiser l’architecture de Paris. Le zinc lui parait comme le matériau idéal. De par ses qualités données ci-dessus, mais également car ce matériau représentait la modernité. Il est donc choisit pour couvrir la plupart des immeubles Hausmanniens. Il y a aussi beaucoup d’ardoise sur ces immeubles. Le zinc était cependant critiqué et accusé de mal isoler les logements sous les toits : il y faisait trop froid en hiver et trop chaud en été.

Aujourd’hui, nous couvons clairement voir que les toits de Paris sont majoritairement en zinc, et avec de nombreuses toitures en ardoise (plus foncés). Cela contribue au charme de notre belle capital si particulière. 

Sur cette photo, on peut voir en gris des toits en zinc et le toit vert est en cuivre